SDF où sans "toi" fixe !

Publié le par laurent Lasselin

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Cela fait plusieurs fois que je suis confronté un dilemme et ma conscience me pousse à écrire ses quelques lignes pour le plus grand bien des sans domicile qui erre dans les villes, qui se rassemblent dans les rues aux plus grands désarrois des riverains et des commerçants qui n'en peuvent plus, exaspérer par leur présence.

 

Le 21 novembre j'ai été invité par Abdel responsable d'une association Valenci'Aides qui s'est lancé avec une bande d'étudiants dans le service pour les autres, aider son prochain, mais plus particulièrement des sans-abri.
Je me suis donc rendu sur place rue Lille pour me rendre compte des difficultés rencontrer par ces gens,               l'association organise une rencontre une fois par semaine pour échanger et partager, par une poignée de main, une écoute, un casse-croûte et une limonade et oui une première règle pas d'argent et pas d'alcool.

 

L'échange est détendu et complice, les confidences sur le quotidien commencent à arriver.
Des difficultés il y en a, notamment par ce froid qui commence à arriver, il faut intervenir, il est 19 heures,

je prends mon téléphone pour appeler le 115.

Une hôtesse me répond en annonçant être le 115 de Valenciennes.   Ma question pour cette hôtesse,avez-vous  de la place pour deux couchages pour ce soir ?                                                                                           

Nous n'avons qu'une place pour ce soir il faudra qu'il rappelle demain.                

Malheureusement un de nos amis SDF dormira dehors par ce froid qui commence à me glacer le sang au bout de minutes.                                                                                                    

Nous nous rendons à pied, quand même avec nos deux amis vers le centre d'hébergement de la croix rouge pour faire dormir notre deuxième ami Jean-Marie.

 

Arriver sur place nous sommes accueillis par Djamel, un super-bonhomme avec qui j'échange pour avoir des informations sur le fonctionnement, le nombre de couchage et sur les difficultés rencontrées, etc ...

 

Ce qui ressort tout de suite après quelques minutes de discussion sont les problèmes liés avec les serviettes de bain, les chaussettes et les sous-vêtements, mais surtout le manque de couchages disponibles.

Le centre dispose de vingt chambres, mais six sont jugés insalubre en raison d'un vol de cuivre qui les a donc contraint de fermer ses six chambres.                         

 

Une priorité urgente pour débloquer cette situation que subissent ces personnes dans le besoin.

 

Je préconise à l'asso Valenci'Aides, de se déplacer vers un autre lieu de rencontre, plutôt à proximité des centres d'hébergements afin d'éviter toutes polémiques.                           

Evitons toutes provocations inutiles et surtout une mise à vue de la précarité de nos SDF qui font "peur" mais qui ont un grand coeur !!!                                                                                

 

Noël approche, c'est un événement qui peut réchauffer les coeurs de nos amis mais également le nôtre, par le don De soi.                                                                                   

Organisons des événements dans les centres d'hébergements pour apporter et renforcer  par notre contribution, à un Noël de partage.

 

Les SDF ne sont pas que des personnes sans but !                                                                                  

Notre ami qui a pu dormir sous le toit de la croix rouge (et resto du coeur de la petite vitesse) suis une formation en électricité du bâtiment pour pouvoir sortir de cette énorme galère dans laquelle il s'est mise après une perte de permis de conduire, mais d'où il veut sortir.

 

Pour terminer sous si vous avez des cadeaux à faire, ou un don contactez l'association Valenci'Aides ou contactez-moi, pensez également à une paire de chaussettes, sous-vêtements et serviettes neuves.

 

Je vous en remercie pour eux et vous verrez, vous aurez la sensation d'avoir fait, le bien.

Laurent Lasselin.                                                                                                                      contact@laurent-lasselin.fr                                                                                                                         www.laurent-lasselin.fr 

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Et l'Europe, où est-elle ?

Publié le par laurent Lasselin

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LE CERCLE. Depuis 20 ans, c'est près de 450 brasseries artisanales qui se sont créées en France avec de lourds investissements. Aucune n'a prévu que le marché de la bière pouvait être modifié à ce niveau en si peu de temps. Le nord, comme toutes les régions frontalières auront une fois de plus à faire face à une concurrence déloyale de nos amis belges, en l'occurrence où est l'Europe ?

Je relate les inquiétudes de certains représentants de la profession des fabricants brasseurs après avoir pris contact avec eux, qui voient leur avenir incertain et à qui l'on veut imposer une hausse de 160 %, puis certainement par la revalorisation de la TVA, par une répercussion en bout de chaine. Une hausse qui n'a jamais été ressentie aussi fortement dans la profession. Qui risque de faire chuter leurs chiffres d'affaires, leurs effectifs, voire de mettre à mal leurs outils de travail. Ne voudrait-on pas nous faire croire que la France est un pays d'alcooliques ?

Depuis 20 ans, c'est près de 450 brasseries artisanales qui se sont créées en France avec de lourds investissements. Aucune n'a prévu que le marché de la bière pouvait être modifié à ce niveau en si peu de temps. Comment rembourser les emprunts quand leurs chiffres d'affaires s'effondrent par une crise mondiale engagée qui continue à faire des ravages et qui risque encore de s'effondrer après cette "loi massue" ?

 

Quelle activité pourrait résister à cela en cette période ?

 

Le nord, comme toutes les régions frontalières auront une fois de plus à faire face à une concurrence déloyale de nos amis belges en l'occurrence, où est l'Europe ?

Les Anglais qui, eux, venaient en masse acheter la bière française iront maintenant en Belgique et sans oublier les Français frontaliers.

Prenons en compte par la même occasion l'impact sur les consommateurs qu'auront à supports les taxes directes, indirectes par la répercussion du prix.

 

Qui va payer ?

 

Le consommateur bien sûr, la vraie vache à lait qui n'a plus beaucoup à produire !

 

Manger et boire vont-ils devenir un luxe plutôt qu'une nécessité ? Veut-on creuser un fossé entre les classes ?

 

En douze ans, je n'ai fait que ressentir d'année en année mon pouvoir d'achat se réduire. Tenir son budget après toutes ses hausses consécutives relève du statut d'équilibriste.

Dans notre perversité extrême, nous avons su faire de notre "alimentation durable" une consommation durable pour nourrir nos automobiles à défaut de nourrir les pays sous-développés. De ces produits, nous avons pu faire une riche spéculatrice en bourse. Le politique doit mettre un terme sans cesse grandissant afin d'éviter de creuser le gouffre humanitaire entre les hommes, la spéculation et la facilité à trouver une solution en taxant.

La relance de la machine économique se fera en premier par la consommation et puis par l'emploi, et non pas par la prise d'otages du porte-monnaie des Français.

 

Laurent Lasselin

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Va-t-on allumer les projecteurs sur les batteries ?

Publié le par laurent Lasselin

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LE CERCLE.   L'évolution indispensable pour notre planète et vers des emplois nouveaux. La mutation technologique attendue depuis des années dans le secteur automobile, soumis à la poussée des normes européennes environnementales de plus en plus sévères et indispensables pour notre santé,  pourrait trouver une solution dans le développement du véhicule électrique pour certains usages réguliers très identifiables et permettant le déploiement d'un parc organisé viable, économique et peu polluant.

 

 

Pour que la voiture électrique puisse dominer le marché automobile

 

La problématique de la voiture électrique réside, dans la nécessaire amélioration des batteries et le stockage de l'énergie, dans le développement de batteries permettant d'emmagasiner une puissance suffisante pour relier deux points avec une distance maximale dans une journée, peu encombrantes ou d'un système autosuffisant embarqué.

 

Les batteries deviennent plus performantes et moins coûteuses. La raison à cela, une fabrication à une plus grande échelle et l'arrivée de nouvelles sociétés concurrentielles. Un exemple ? Une voiture Tesla chargée d'une batterie de 85 kWh peut parcourir environ 480 km avant d'avoir besoin d'être rechargée.

 

En ce qui concerne les besoins en énergie électrique pour alimenter un parc de 29 millions de véhicules, on peut estimer qu'en moyenne une voiture du parc parcourt 40 km par jour et 10 kWh/100 km, cela fait une demande de 170 millions de kWh sur 10 heures de charge la nuit (heures creuses) ce qui représente 10 centrales EPR en fonctionnement si l'on oublie la mise en place d'une filière solaire à tarifs normaux avec panneaux de qualité made in France (on en rêve encore).

 

 

Des batteries lithium-ion qui remplacent les batteries plomb


Aujourd'hui le prix du kWh est d'environ 493 €, et selon une estimation, il devrait coûter 163 € en 2020 et 130 € en 2025. Une batterie classique de 15 kWh coûte aujourd'hui 7400 €. Mais ces prix devraient plonger si la politique se montre volontariste pour développer une chaîne française viable.

 

L'évolution dans le domaine de la recherche est importante et rapide dans de nombreux pays travaillant parfois en réseaux. Des chercheurs coréens de l'Ulson Institute of Science and Technology viennent ainsi de fabriquer une batterie qui peut se recharger 120 fois plus vite qu'une batterie lithium-ion standard. Ils utilisent une cathode en oxyde de manganèse plongée dans un mélange graphité qui est ensuite carbonisée, ce qui permet de créer de multiples chemins conducteurs dans la cathode.

 

 

Une ouverture pour des chargements plus rapides ?

 

La pile à combustible : un procédé connu qui n'a pas encore jeté l'éponge. Elle est utilisée dans l'aérospatiale, et son principe de fonctionnement est le suivant : Hydrogène-Oxygène ou Hydrogène-Air par réaction chimique avec comme avantage de ne rejeter que de l'eau. Des procédés de fabrication différents et des recherches devront cependant être mis en œuvre pour mieux valoriser le platine. Le platine utilisé pour sa fabrication est en effet très onéreux. Des recherches sont néanmoins faites pour diminuer l'utilisation de platine pour rendre le coût moins important par l'ajout de composants dans le catalyseur de type polymère QAPS (Quaternary Amnonium Polysulphone), une cathode en argent (partie Oxygène) et une anode en nickel plaquée de chrome (partie Hydrogène).

 

D'autres recherches sur un procédé qui pourrait réduire de 80 % le prix des piles à combustible par l'ajout d'un catalyseur supplémentaire sont aussi menées. Il s'agit de nanosphères assemblées avec des atomes de platine et de cuivre.Le cuivre est ensuite extrait pour ne laisser que l'âme mince de platine. 

 

Le parc de bornes de rechargement rapide manque aussi cruellement dans une phase croissante de vente de véhicules électriques. Voici donc les problèmes de société à traiter dans un proche avenir : l'automobile électrique et l'urbanisation au cœur des villes en 2013, la formation et la réparation de ces véhicules, mais aussi des universités qui préparent de futurs ingénieurs et des techniciens spécialisés.

 

Laurent Lasselin

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