Loi de sécurité globale ou loi liberticide.

Publié le par laurent Lasselin

Le 17 novembre intervenait à l’Assemblée Nationale le ministre de l’intérieur 
Gérald Darmanin sur la  Loi relative à la sécurité globale. 
crédit photo BFMTV

Ce plaidoyer était nécessaire pour ouvrir le débat. Cette loi qui vise à « protéger ceux qui nous protègent » en encadrant la diffusion de l’image des policiers et
gendarmes, pose problème. En aucun cas elle doit créer un vide entre les 
citoyens. 
Les policiers sont des citoyens comme les autres, ils doivent faire preuve d’exemplarité pendant et en dehors de leurs services. Nous devons redorer le blason de nos forces de sécurité par l’intermédiaire d’une justice équitable, fiable et plus rapide. L’exemplarité dans l’exercice de leurs fonctions est nécessaire ainsi qu’une réforme profonde de cette vieille dame qu’est l’administration, elle a avec son 
doux âge à avoir la fâcheuse tendance à freiner le bon fonctionnement de nos institutions, dont le fonctionnement de la POLICE.

Défendre les policiers et les gendarmes OUI mais avec les Lois qui existent. La liberté est un droit fondamental dans notre démocratie, elle est inscrite dans la constitution, l’Art. 4. de la constitution nous le rappelle : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi ».

La protection des forces de l’ordre se fait chaque jour dans les tribunaux, l’exemple avec les outrages. Nous n’avons pas besoin d’une loi liberticide qui viendrait entraver la liberté de la presse ou de chaque citoyen. Par contre nous devons combattre avec force et fermeté toutes les dérives d’images ou de propagande contre nos forces de sécurité et cela dans les tribunaux.


Laurent Lasselin 

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🇫🇷 La clairière de l'Armistice du 11 novembre, 14-18 🇫🇷

Publié le par laurent Lasselin

Nous avons l'obligation morale de se souvenir des événements historiques tragiques et de ses victimes. Près de dix millions de morts dans le monde et un déluge de feu sans précédent pour cette guerre. La première guerre mondiale (1914-1918). Ce conflit sanglant qui a coûté la vie à près d'un million et demi de Français. 

A la veille de la guerre, les grandes puissances Européennes sont soudées par des alliances dans deux "camps" principaux : d'un côté, la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie) et de l'autre, la Triple-Alliance, ou Triplice (empire allemand, empire austro-hongrois et Italie).

Voici, en 19 dates-clés, les principales étapes de cette guerre, la plus meurtrière de l'histoire de France.

 

- 28 juin 1914 : assassinat de l'archiduc François-Ferdinand

 

- 31 juillet 1914 : assassinat de Jean Jaurès

 

- 3 août 1914 : l'Allemagne déclare la guerre à la France

 

- 22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

 

- 6-11 septembre 1914 : première bataille de la Marne

 

- 22 avril 1915 : première utilisation d'un gaz toxique

 

- 7 mai 1915 : le paquebot Lusitania est torpillé par les Allemands

 

- 23 mai 1915 : l'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie

 

- 21 février-18 décembre 1916 : bataille de Verdun

 

- 1er juillet-18 novembre 1916 : bataille de la Somme 

 

- 6 avril 1917 : les Etats-Unis entrent en guerre

 

- 16 avril 1917 : bataille du chemin des Dames et mutineries

 

- 7 novembre 1917 : "révolution d'Octobre" en Russie

 

- 8 janvier 1918 : les 14 points du président Wilson

 

- 3 mars 1918 : traité de Brest-Litovsk entre l'Allemagne et la Russie

 

- Juillet 1918 : seconde bataille de la Marne

 

- 11 novembre 1918 : signature de l'armistice

 

- 28 juin 1919 : signature du traité de Versailles


Le 26 mars 1918, à Doullens « le général Foch est chargé par les gouvernements britannique et français de coordonner l'action des armées alliées sur le font de l’Ouest » Le président du Conseil Georges Clemenceau justifie ensuite ce choix : « Je me suis dit : essayons Foch ! Au moins, nous mourrons le fusil à la main ! J'ai laissé cet homme sensé, plein de raison qu'était Pétain ; j'ai adopté ce fou qu'était Foch. C'est le fou qui nous a tirés de là ! ».

À Beauvais, le 3 avril, il obtient la « direction stratégique » des opérations militaires.

Le 14 avril il reçoit officiellement le titre de « général en chef des armées alliées en France » ou généralissime.

Le 2 mai, la deuxième conférence d'Abbevilleétend les pouvoirs de Foch au-delà des Alpes. Foch a désormais la charge de coordonner l'action des Alliés sur tout le front occidental depuis la mer du Nord jusqu'à l'Adriatique.

Bien qu'il ait été surpris par l'offensive allemande au Chemin des Dames, il parvient à bloquer les dernières offensives allemandes de l'année 1918.

Le 22 juin, le Comité de guerre retire au commandant en chef des armées françaises en titre, le général Pétain, son droit d'en appeler au gouvernement en cas de désaccord avec le général Foch, commandant en chef des armées alliées. Les refus de Pétain d'appliquer les directives de Foch mettaient en péril l'action militaire des alliés et les relations avec la Grande-Bretagne. Foch cumule désormais les fonctions de commandant en chef des armées françaises et alliées.

Par Décret du 7 août 1918, il est élevé à la dignité de maréchal de France, et c'est avec cette distinction qu'il planifie et mène l'offensive générale qui force l'Allemagne à demander l’armistice, le 11 novembre 1918. Il est le seul maréchal de France de la Grande Guerre à recevoir cette distinction en exercice avant l'armistice.

Il fait partie des signataires alliés de l’armistice de 1918 conclu dans la clairière de Rethondes. La clairière de l'Armistice est la clairière où se trouvait le wagon dans lequel ont été signés l’armistice du 11 novembre 1918 entre la France, ses alliés et l'Allemagne. Le jour de l'armistice, il est nommé à l'Académie des sciences, et dix jours plus tard il est élu à l'Académie française, au fauteuil n°18. Il a également été membre de l'académie de Stanislas.

Après la guerre, il est élevé à la dignité de maréchal du Royaume-Uni en 1919, puis à celle de maréchal de Pologne en 1923.

 

Laurent Lasselin

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Général De Gaulle Appel à l'Union du peuple français au soir de Noêl 24 décembre 1943.

Publié le par laurent Lasselin

Cinquante années après la disparition du Général De Gaulle et président de la République Française, nous pourrions entendre en 2020 des mots pour rallumer la flamme patriotique et pour unir au-delà des dogmes et du communautarisme, l’union des Français autour d’une même valeur, qu’est la patrie 🇫🇷.
"Que chacun de nous pense aux autres Français et aux autres Françaises qui, comme lui, souffrent pour la France, luttent pour la France, espèrent en la France. Qu'il y pense amicalement, (frater..)." DG 


Laurent Lasselin

 


Appel à l'Union du peuple français au soir de Noêl 24 décembre 1943.

Devant l'étoile de la victoire qui brille maintenant à l'horizon, Français, Françaises, unissons-nous pour les efforts suprêmes et pour les suprêmes douleurs de l'ennemi, de l'ennemi qui recule, l'ennemi dont la nation ne sépare pas les quelques traîtres qui le servent. Voilà qui nous devons maudire, attaquer, détruire. Mais ce soir, ce soir de Noël, que chacun de nous pense aux autres Français et aux autres Françaises qui, comme lui, souffrent pour la France, luttent pour la France, espèrent en la France. Qu'il y pense amicalement, frater(...) chacun de nous porte son âme vers nos soldats, nos marins, nos aviateurs aux prises avec l'Allemand sur le sol d'Italie, sur toutes les mers du monde, dans le ciel de Méditerranée, de Russie, d'Angleterre ou qui s'apprêtent à gagner, à leur tour, les champs de bataille vers nos combattants de France qui luttent comme ils peuvent, tant qu'ils peuvent, sous le joug ennemi. Et ces collaborateurs, vers nos garçons prisonniers et déportés qui se rongent de fureur là où l'Allemand les détient. Que chacun de nous lève son coeur vers nos jeunes gens, nos jeunes filles humiliés, nos petits-enfants malheureux, vers les mamans françaises. Que l'angoisse n'étouffe pas ces soldats, ces combattants, ces jeunes et ces vieux. Tous, ils sont notre peuple, le fier, le brave, le grand peuple français dont nous sommes. Qu'importent, dans le drame présent, nos divergences et nos partis. Estimons-nous. Aidons-nous. Aimons- nous. D'abord, nous le méritons. Et puis, pour refaire ensemble la chère grande et libre France, il nous faut, oui, il nous faut marcher la main dans la main. Que chacun de nous, enfin, adresse, en lui-même, ses souhaits ardents de Noël à nos vaillants alliés, à ces millions et ces millions d'hommes et de femmes qui, dans le monde, combattent, résistent, travaillent comme nous, avec nous, pour la même victoire que nous ! Ce soir de Noël, les mêmes voeux montent en même temps du coeur de tous les Français. Comme nous découvrons bien dans notre épreuve commune et dans notre effort assemblé que nous sommes frères des coeurs. Oui, tous et toutes, pareillement, les fils et les filles de la France !

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Le Courage ! « Discours à la Jeunesse » 1903 par Jean Jaurès.

Publié le par laurent Lasselin

Jean Jaurès, « Discours à la Jeunesse », Albi, 1903.

« L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres. Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action. Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit : c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; (...) Le courage, c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. (...) Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

 

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Le Courage ! « Discours à la Jeunesse » 1903 par Jean Jaurès.

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